Nico, What Else...?

L'édit'O de Nick'O... Communiquer pour vivre avec son temps. What Else...?

08 mai 2009

Sport U.S. today, sur l'édit'O de Nick'O

Un petit retour sur le sport U.S., celui qu'on aime.


Extra-Time

376_http_3A_2F_2Fa323Commençons tout d'abord par une découverte récente, celui d'un blog sur le basket, plus précisément même centré sur la NBA. Je l'ai découvert donc il y a quelques jours, et celui-ci est déjà devenu une référence pour moi, que je recommande donc aux plus fans comme à ceux qui aiment jeter un oeil sur la NBA de temps à autres. Je me situe probablement entre les deux. L'Extra-time, tel est son nom, a en outre le mérite d'être actualisé quasiment tous les jours par son auteur, Fabrice Auclert. Alors bon, pour ce qui est de l'actualité du BBCD (club de Besançon) et de la pro A, ce n'est pas la meilleure adresse, mais pour la NBA c'est un peu the place to be!
Ce blog le voici: http://fr.sports.yahoo.com/basketball/nba/blog/


Un montre su Hockey revient sur la glace en Europe

Le gardien de but tchèque Dominik Hasek, 44 ans, a annoncé mardi qu'il reprendrait sa carrière la saison prochaine et jouerait dans le championnat tchèque de hockey sur glace avec Pardubice (est). «C'est là que ma carrière dans le hockey a commencé», a déclaré Hasek à des journalistes. «Je n'ai jamais pensé jouer au sein d'une autre équipe ici», a ajouté le gardien qui avait annoncé sa retraite, sur un ultime succès, le trophée Stanley 2008, en juin dernier après 16 saisons dans l'élite nord-américaine (LNH).

ça valait bien un petit hommage.

Et un dernier bonus, cette action qui restera dans les annales:

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07 mai 2009

Il y a des soirs comme ça...

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...où on en redemande! C'est pour cela qu'on aime le sport. Bravo à Barcelone, et rendez-vous le 27 mai pour la finale contre Manchester United à Rome, pour une affiche bien prometteuse!

05 mai 2009

On a tous quelque chose en nous de...

DSC01238On a tous en nous une part d'ombre, un côté obscur... Une facette de nous qu'on préfére laisser enfoui au fond de nous, qu'on ne veux divulger au grand jour, tel Bruce Wayne et son costume de chauve-souris.
J'ai décidé aujourd'hui de franchir le pas, et de vous livrer ici une confession sans concession: Chevallier et Laspales me font bien marrer! Oui je sais, le mythe de Nick'O s'est d'un coup effondré, disons effrité alors. Mais Chevallier Laspales me font marrer. Ce côté absurde, parfois troisième degré.
J'ai ainsi visionné les derniers sketchs que je ne connaissais pas hier. et une chose est frappante, l'un des deux est tout de même bien plus drôle que l'autre! C'est peut-être là le côté complémentaire du duo: le premier sublime ainsi l'autre par son manque de drôlerie, et ce premier du coup ne serait rien sans l'autre. Je pense que vous reconnaitrez lequel est le plus talentueux!
Un sketch vraiment con, mais qui me vraiment bien rire, avec l'impro en plus!


Chevallier et Laspales : Reception de l'hotel

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30 avril 2009

Cinéma, cinéma... La critique de Nick'O

Petit retour sur quelques films que j'ai pu voir ces derniers temps.

19057747_w434_h_q80Commençons par OSS 117 : Rio ne répond plus. Des extraits, j'en avais vu un peu partout, c'était drôle, dans la même veine que le premier. Mais j'avais aussi lu beaucoup de choses dessus, sur différents blogs notamment. Ceux ci dans la majorité concluaient que ce second opus, s'il restait plutôt sympa, était tout de même moins drôle que le précédent.
J'ai pu donc m'en faire ma propre idée cette semaine. Et je me suis bien marré! Je vais peut être rester le seul à le trouver plus drôle que le premier épisode, mais tant pis, j'assumerai! Le premier n'en était pourtant pas moins bon, je dirai plus subtil à priori. Mais ça ne reste que mon avis, libre à vous de vous en faire votre propre idée. Je ne vous referai pas les meilleurs moments, et dieu sait comme cela va vous manquer vu mes talents d'acteurs, mais j'ai enfin compris le pseudo de Véronique sur msn: "Un doigt entre les fesses, sorti du contexte, c'est sûr ça peut être mal interprété!" Poésie quand tu nous tient!
Au final, c'est une bonne comédie française, vous l'aurez compris. Avec en prime cette petite ambiance Sixties, qui a toujours tout son charme! Tout comme d'ailleurs l'interprète féminine, Louise Monot, qui jouait la Miss des pubs Bourgeois à la tv. Hé oui, il fallait la reconnaitre!
note: 7/10


18460384_w434_h_q80Empire Records. Bon... Je ne connaissais pas ce film, autant le dire tout de suite. Or un film culte, pour beaucoup. Ok, quelques uns. Un teen movie de 1996, une histoire plutôt simple mais avec une pléiade d'acteurs somme toute plutôt à leurs débuts, Liv Tyler toute jeune et fraîche, Renée Zellweger (un peu moins fraiche déjà), accompagnées d'autres devenus stars du petits écran, en tête Anthony LaPaglia (on se demande comme il a fait pour devenir chef au FBi juste après!), et d'autres qu'on retrouve aujourd'hui dans Les Experts, Prison Break. C'est ce qu'on appelle du changement de registre. L'histoire au fait?
Joe Reaves tient une boutique de disques que le propriétaire veut revendre à une multinationale. Tous ses employés se mettent de la partie pour éviter de se retrouver au chômage...
Bon on ne s'attardera pas trop dessus, de toute façon même les protagonistes ne semblent pas trop y faire attention dans le film de toute façon!
Néanmoins, allez, on va dire un petit film sympa, de part le casting, ainsi que la bande son assez rigolo et sympa par moments (voir à la fin de ce post), relevant un peu la sauce. Avec tout de même cette étrange impression de film sous-exploité vu les ingrédients de base au départ, l'envie de se dire que nous même on aurait peut être pu faire mieux. Oui, bon, facile à dire!
note: 5,5/10


18869162_w434_h_q80Into the wild. Oui, là, à l'image, d'Appollo 13, je continue un peu dans les films que tout le monde est censé avoir vu... Mais ce qui n'était pas encore mon cas, vous l'aurez compris. Donc on répare le mal, et c'est parti.
Into the Wild, là aussi tout a été dit. Un beau film, amenant des réflexions sur le sens de la vie, accompagnées de splendides panoramas digne de National Geographic Channel. On ne peut qu'être d'accord sur tout ceci. Et il s'agit effectivement d'un grand film. Néanmoins... Certaines choses m'ont un peu géné. Bien sûr, on le comprend, le héros, dans son ensemble, il décide de tout plaquer de son ancienne vie, revenir aux fondamentaux et "vivre" avec un grand V, rejetter toute forme de richesse autre qu'intérieure ou naturelle. Louer son action pour autant? Je trouve cela quelque part bien facile et égoïste peut être de partir ainsi, et courageux bien sûr à la fois, tout le paroxysme. Mais le mal qui fait à sa famille, aux gens qui l'aiment? Ses amis, il en a rien à branler... Un peu facile, question de responsabilité. Mais cela doit être une question de caractère/mentalité/tempérament. Du coup quand il lui arrive une crasse, je suis resté tiraillé, avec l'envie de lui dire : c'est bien fait pour ta gueule, fallait pas jouer au malin, fallait écouter Nick'O!
Bon voilà, c'était après pour trouver à redire. Vous venez de lire le premier commentaire un peu moins positif sur Into the Wild! On féliciterai tout de même au passage Sean Penn qui nous a réalisé là un très bon film.
note: 7,5/10


18800961_w434_h_q80Un dernier pour la route, il s'agit de Joyeuses Funérailles. So Brittish... Petit film anglais assez confidentiel sorti l'an dernier, mais dont le bouche à oreille avait plutôt fonctionné. Une comédie à l'anglaise, avec donc cet humour assez spécial qu'est l'humour anglais, pouvant mêler l'humour avec une certaine classe. Ici, ce film ne déroge pas à la règle, avec des tartines de gags parfois un peu gras sur fond de Garden Party. Ou plutôt d'enterrement en l'occurence. Le synopsis? Le voilà:
Le jour des funérailles du patriarche, famille et amis arrivent chacun avec leur dose de problèmes. Daniel, le fils, va revoir son frère rival Robert, célèbre romancier parti vivre aux États-Unis. Martha, la cousine, veut à tout prix faire accepter à son père vieux-jeu son nouveau fiancé qui a accidentellement avalé une pilule hallucinogène... Mais les vraies complications commencent lorsqu'un invité mystérieux, (une personne de très petite taille, histoire d'honorer l'humour anglais!) menace de dévoiler un terrible secret de famille... Daniel et sa joyeuse bande vont user de tous les moyens pour enterrer le père... et ses confidences.
Alors tout ça, dit comme ça, et après les échos que j'avais pu en avoir, je m'attendais à quelque chose de mieux. S'il n'est pas mauvais non plus, l'humour anglais se rattrapera la prochaine fois!
note: 6,5/10


Bonus track: Un titre faisant partie de la B.O. d'Empire Records. Et accessoirement le fond sonore d'une pub pour les assurances il y a peu.

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26 avril 2009

Hé mec, j'ai tuné ta flûte!

Ha, là je sens que je vais faire plaisir à grand nombre d'entre vous! Ou du moins, au moins un! :D

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25 avril 2009

En France, Susan Boyle serait restée aux portes de la Nouvelle Star

http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2009/04/en-france-susan.html?xtor=EPR-450206

Susan_boyle Suzan Boyle, cette Écossaise de 47 ans est en train de devenir une star planétaire: les vidéos de sa prestation du 11 avril dernier lors de l'émission Britain's got talent totalisent plus de cent millions de visites. Son âge, son physique et son origine sociale auraient dû la tenir éloignée des feux des projecteurs. L'emballement du public en a décidé autrement, et c'est probablement parce qu'elle taille en pièces plusieurs stéréotypes qu'elle suscite un tel engouement.

En France, Suzan Boyle n'aurait pas pu participer aux sélections de l'équivalent français le plus proche de Britain's got talent, à savoir la Nouvelle Star. Trop vieille, selon le règlement. Un règlement que la Halde juge, pour cette raison, discriminatoire.

Le 2 décembre 2006, un homme de 41 ans adresse une réclamation à la Halde, après s'être vu refuser la participation aux sélections de la Nouvelle Star au motif de son âge. Le règlement du concours limite, en effet, les candidatures aux personnes âgées de 16 à 34 ans.

Dans la délibération qu'elle adopte le 2 février 2009, la Halde propose une argumentation osée, mais juridiquement solide. La Haute autorité relève d'abord que «le concours débouche sur des contrats dans l’industrie musicale» et que «la finalité du concours en cause consiste en réalité à lancer la carrière professionnelle d’un (e) ou plusieurs artistes.» Conclusion: «L’enjeu de ce concours est donc directement professionnel», et, à ce titre, il doit vérifier le principe de non-discrimination qu'impose aux états membres une directive sur l'égalité de traitement en matière d'emploi.

Certes, ladite directive prévoit des exceptions, et tolère les différences de traitement fondées sur l’âge «lorsqu’elles répondent à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et pour autant que l’objectif soit légitime et l’exigence proportionnée.» Dans le cas de la Nouvelle Star, le critère de l'âge est-il légitime? Susan Boyle semble apporter la preuve du contraire.

Le conte de fées qu'est en train de devenir la biographie de Susan Boyle est évidemment anecdotique. Et, nulle crainte à avoir, ce blog ne lancera pas de pétition pour obliger la Nouvelle Star à modifier son règlement. Il y a des discriminations plus cruelles, et surtout plus massives, qui affectent bien plus gravement la vie de centaines de milliers de personnes. Mais parmi celles-ci figurent justement celles fondées sur l'âge. Plusieurs études récentes sur les stratégies des entreprises du privé en matière de diversité et de prévention des discriminations montrent que, malgré les intentions affichées en matière d'emploi des seniors, le critère de l'âge est le plus souvent négligé. Celui sur l'apparence physique est quant à lui totalement ignoré. Si Suzan Boyle peut contribuer à cette prise de conscience, ce n'est déjà pas si mal.

[Rectificatif 16h23 : Je reçois une multitude de commentaires, certains enragés, d'autres indulgents, la plupart peinés, me signalant qu'il existe un exact équivalent de Britain's got talent sur M6, qui est Incroyable talent, et non la Nouvelle Star. Il reste significatif que les Suzan Boyle n'ont d'autres choix pour percer que les émissions conçues pour les phénomènes stéréotypés, et n'ont aucun accès aux émissions "sérieuses" comme la Nouvelle Star pour lancer leur carrière. Mais je dois néanmoins des excuses à mes lecteurs pour ce raccourci impropre en effet, qui témoigne de mon inculture télévisuelle totalement crasse. Ca m'apprendra. Promis, les prochains sujets abordés seront plus sérieux.]

• Alain Piriou •

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24 avril 2009

Houston, on a un problème…

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Hier j’ai eu enfin l’occasion de voir un film dont j’ai entendu tant de bien, un film culte même pour certains. Il s’agit d’Apollo 13. Et effectivement, je me suis retrouvé face à un grand film. En fait tous les ingrédients y étaient. Un film catastrophe à l’Américaine ? Certes, mais pas forcément dans la démesure, avec un côté, bon d’un point de vue extérieur bien sûr, assez réaliste et humaniste. Une histoire vraie aussi, faut-il le rappeler, même si elle fut nécessairement un peu romancée probablement (mais pas trop, encore une fois !). « L’échec le plus réussi » de la NASA, pour reprendre les propos de fin du film.

Et la réussite de ce films s’accompagne d’un casting parmi ce qu’on peut trouver de meilleur à Hollywood, avec certes Tom Hanks pour commencer dans le rôle principal, un acteur qu’on a vu finalement un peu trop au cinéma, au point de banaliser parfois sa présence. Cela reste mon avis personnel, mais la multiplication de ses rôles au cinéma nuit un peu à la plus value que son talent peut apporter à un film, aussi grand soit-il. Mais bon ce n’est que mon opinion, elle vaut ce qu’elle vaut. Mais c’est surtout un plaisir de retrouver dans ce film Ed Harris et Gary Sinise, des acteurs au jeu plutôt « sobre » et « discret » mais terriblement efficace (l’effet « Clint Eastwood » ? ), ainsi que le bon Kevin Bacon, qui fait d’ailleurs assez jeune dans le film.

Apollo 13, sorti il y a près de 15 ans déjà, est un grand film. Nominé en 1995 dans la plupart des catégories majeures des Oscars, il ne remporta que celui du montage et du meilleur son (le meilleur film récompensé cette année-là fut Braveheart, autre grand film il faut l’admettre !). Pour ma part, je suis bien heureux d’avoir enfin pu combler cette lacune. Mais quelle idée aussi d’embarquer à bord de la mission flanquée du numéro 13, ils ne pouvaient pas attendre le suivant ??? 

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23 avril 2009

Le cœur de nos régions, que la raison ignore?

J’avais envie depuis quelques temps de revenir sur un sujet qui occupait le devant de l’actualité il y a quelques semaines de cela. Il s’agit du redessinage/redécoupage/charcutage (au choix selon les discours et interlocuteurs) de la carte de nos régions, suivant les préconisations de la commission Balladur.

De quoi s’agit-il ? Bonne question.  Quelques éléments de réponses avec l’article qui suit.

Balladur_Ce_sont_les_collectivites_qui_decideront_reference

Balladur, symbole de modernisation? S'accouder comme ça à l'Assemblée, ça fait en tout cas déjà plus cool! ^^

PS: Si on m'avait dit un jour qu'il y aurait une photo de Doudou sur ce blog...

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L’Hexagone version Balladur se profile

Suppression des cantons, regroupements de régions, création de métropoles et du Grand Paris… Les membres du comité, présidé par l’ex-Premier ministre, votent aujourd’hui le projet de redécoupage administratif.

MATTHIEU ÉCOIFFIER, LAURE EQUY, SIBYLLE VINCENDON et PASCAL VIROT 

Carte_regions_Balladur

La France envisagée par le comité Balladur. (Ide)

Le comité Balladur s’apprête à dégoupiller la grenade de la réforme territoriale. Avant la présentation du rapport, probablement la semaine prochaine, ses 11 membres doivent voter aujourd’hui les propositions sur lesquelles ils ont planché depuis fin octobre. Résultat : un «big-bang» territorial censé, s’il est suivi, alléger le millefeuille administratif et, de fait, entraîner des économies en supprimant des doublons.

Chargés par Nicolas Sarkozy d’accoucher de suggestions «audacieuses», l’ex-Premier ministre et consorts ont suivi la commande, prônant la diminution, de 22 à 15, du nombre de régions métropolitaines et la création d’un Grand Paris à l’horizon 2014. En matière de découpage toujours, les cantons, héritages de la Révolution, seraient supprimés et regroupés dans des territoires plus vastes. Un temps évoquée, la disparition des départements n’aurait pas lieu, mais leur champ de compétences serait redessiné.

Déjà vent debout contre les conclusions du comité, Martine Aubry et une brochette de responsables PS ont exprimé, hier, leur «inquiétude que des réformes nécessaires passent au second plan» et «[soient] utilisées dans un strict but politicien». Pointant une nouvelle «remise en cause des contre-pouvoirs» par Sarkozy, Aubry a annoncé la tenue d’«une grande journée pour la défense des libertés menacées» le 22 mars. Elisabeth Guigou, secrétaire nationale à la réforme de l’Etat a, elle, récusé «la fusion annoncée des élus départementaux et régionaux, sous forme de conseillers territoriaux, ce qui va affaiblir les régions». «C’est complètement taré»,s’est indigné Alain Rousset, président de l’Association des régions de France, très remonté contre un «texte conservateur et politicien», une «usine à gaz qui va coûter plus cher». «La raison, c’est la trouille d’une déculottée électorale en 2010.»

Encore sonnés par l’annonce, début février, d’une suppression partielle de la taxe professionnelle (TP) en 2010, les élus locaux espèrent profiter de la réforme pour ouvrir le débat sur une remise à plat de la fiscalité locale. Si elles regrettent une décision «précipitée» et prise «sans concertation»sur la TP, neuf associations d’élus locaux se sont dites partantes pour une réforme fiscale «ambitieuse, innovante» et garantissant «le lien entre les entreprises et les territoires».

Le jeu des régions: fusions, acquisitions

Dans une philosophie à base d’additions et de soustractions, la commission Balladur propose de passer de 22 à 15 régions «de taille européenne». Le tout en incitant les collectivités volontaires. Du côté des idées d’additions : la fusion des deux Normandie en une seule, les mariages de Rhône-Alpes et Auvergne, de la Bourgogne avec la Franche-Comté. Du côté des soustractions, la disparition de la Picardie, qui serait rayée de la carte en intégrant le département de l’Oise à la région Ile-de-France, celui de la Somme à la région Nord-Pas-de-Calais et le département de l’Aisne à la région Champagne-Ardenne. Poitou-Charentes subirait le même dépeçage, peut-être au profit des régions Aquitaine et Limousin. Dominique Bussereau, président (UMP) du conseil général de Charente-Maritime et Jean-Pierre Raffarin, sénateur (UMP) de la Vienne, avaient de leur côté proposé une fusion Poitou-Charentes et Aquitaine.

Le Grand Paris: chantier difficile

Grand Paris, grande révolution. Autour de la capitale, le comité Balladur propose rien moins que la fusion du département 75 avec ses trois voisins (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), pour créer un département unique du Grand Paris. Les frontières actuelles disparaîtraient de la carte administrative. Autres sacrifiées : les intercommunalités, qui seraient supprimées. Cette nouvelle institution couvrirait 124 communes et six millions d’habitants. Peut-être même davantage, car les collectivités contiguës au Grand Paris pourraient solliciter leur inclusion dans la nouvelle structure. Autour de la plateforme aéroportuaire de Roissy, des morceaux du Val-d’Oise ou de la Seine-et-Marne pourraient ainsi rejoindre le Grand Paris.

Côté gouvernance, le conseil du Grand Paris serait élu par scrutin de liste avec un système à deux étages : les premiers élus seraient les conseillers territoriaux siégeant à la région Ile-de-France, les suivants siégeraient au conseil du Grand Paris. Cette assemblée compterait 135 membres, dont 45 pour Paris et 30 pour les trois anciens départements.

Le schéma semble simple. La mise en œuvre risque d’être complexe. Le Grand Paris aurait la compétence de l’action sociale, ce qui impliquerait le transfert de tous les personnels concernés, soit potentiellement 25 000 personnes, et une gestion difficile de la proximité sur une telle échelle. Même problème pour la compétence urbanisme, transférée au Grand Paris tandis que les communes, elles, ne seraient plus regroupées dans des intercommunalités de projets. Dernière difficulté, et non des moindres : la majorité des élus franciliens, même de droite, ne veut pas de cette solution.

Un nouvel élu: le conseiller territorial

Exit le conseiller régional et le conseiller général : tous deux seraient remplacés par une nouvelle créature, le conseiller territorial. A cette personne, selon sa place sur la liste des élus, d’assurer les deux fonctions ou une seule.

Le modèle serait comparable à celui qui existe à Paris, Lyon et Marseille, où les élus qui figurent en bas de la liste sont simples conseillers en mairie d’arrondissement tandis que ceux du haut de la liste deviennent aussi conseillers à l’hôtel de ville central. Dans le nouveau système, certains conseillers territoriaux siégeraient pour la région et pour le département, tandis que d’autres ne se réuniraient qu’au niveau du département.

Dans cette opération, le but est de passer d’environ 6 000 à 4 000 élus. Les cantons, base de l’élection des conseils généraux, seraient donc supprimés et remplacés par d’autres circonscriptions plus larges, redécoupage qui devrait intervenir avant 2014. Dans l’intervalle, les élections régionales et cantonales auront bien lieu comme prévu, en 2010 pour les premières et en 2011 pour les secondes, mais les mandats des uns et des autres seront raccourcis à quatre et trois ans pour que tout redémarre à zéro en 2014. Le mode de scrutin (uninominal ou de liste) pourrait être différent selon les zones, rurales ou urbaines.

Villes: naissance de huit métropoles

Tandis que le comité Balladur prie les groupements de communes de disparaître de la carte du Grand Paris, il les encourage ailleurs. Les huit plus grandes agglomérations (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse) deviendraient ainsi des «métropoles». Ce nouveau statut impliquerait des compétences élargies, dont celle de l’action sociale actuellement confiée aux départements. L’assemblée gouvernante serait élue au suffrage universel direct. Ailleurs, l’intercommunalité sera favorisée. Lors des municipales de 2014, les listes pourraient comporter un «fléchage» sur les noms des candidats appelés à siéger au sein de l’assemblée intercommunale.

Unifications en Outre-mer et nouveau scrutin corse

Cela tombe bien puisque la question n’est pas «un tabou» aux yeux de Nicolas Sarkozy. Recevant jeudi les élus d’outre-mer, le Président s’est dit favorable à la création d’une collectivité unique, «si c’est le choix de la population» dans chaque DOM. Le comité reprend cette formule. Les quatre DOM (Guadeloupe, Guyane, Réunion et Martinique) sont à la fois département et région. Il s’agirait, pour faire un parallèle avec le conseil de Paris qui dispose des compétences d’un conseil général et d’un conseil municipal, qu’une seule assemblée ait les compétences du département et de la région.

Une autre proposition Balladur préconise une modification du mode de scrutin pour la désignation de l’assemblée de Corse. Dans l’île, la prime, - qui alloue des sièges supplémentaires au vainqueur des élections -, est limitée à trois sièges (pour 25 % des sièges en métropole). De même, le seuil fixé pour l’accès des listes au second tour des élections régionales ne s’élève en Corse qu’à 5 % des suffrages exprimés, contre 10 % sur le continent. Résultat: depuis des années, aucune majorité absolue et une certaine instabilité institutionnelle.

http://www.liberation.fr/politiques/0101321653-l-hexagone-version-balladur-se-profile

Pro régionaux contre pro européens ?

Après cette première présentation, une autre question s’impose : mais d’où vient donc le découpage actuel, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Pour cela, si mes anciens souvenirs universitaires ne me trompent pas, il faut notamment remonter à la Révolution française, et au rejet des anciennes provinces françaises. Celui-ci donna lieu à la constitution de départements créés de toute pièce, sur des critères et des délimitations plus ou moins subjectifs. Puis par la suite à des regroupements de ces départements sous des entités plus grandes, nos régions donc.

La pertinence du découpage actuel apparaît donc déjà assez arbitraire, même s’il s’appuie tout de même de manière plus ou moins lointaine, sur des notions historiques et une mémoire culturelle des territoires en question.

Cette subjectivité pourrait alors se répercuter sur l’attachement  sans concessions de certains à leurs régions (ou à un quelconque autre échelon finalement). Ces attachements paraissent par certains aspects effectivement disproportionnés. De même qu’il semble difficile de s’auto-identifier à l’ensemble des échelons qui peuvent régir un territoire, de la région aux communes, en passant par les « pays » locaux », les cantons et autres communautés. La question d’une identité est toute autre, celles-ci perdurent sans problème au-delà de frontières administratives, faisant appel à la mémoire et à la culture de chacun.

Alors pourquoi redessiner les cartes ? Pour une meilleure lisibilité et une cohérence économique, une uniformisation à l’échelle européenne, et un pouvoir et une influence plus forte de nos régions face aux autres contrées européennes.

Une opposition culture identitaire / problématiques économiques ? L’exemple le plus frappant pour être celui de la Picardie, dont les habitants clament une identité qui leur propre face à l’influence indéniable qu’exerce la capitale et l’Ile-de-France sur le bas de la région, l’Oise en tête. Ces deux composantes culture / économie n’en sont pas contradictoires pour autant dans certains cas, celui-ci peut devenir l’occasion d’ajustements en la matière. On peut ainsi évoquer Nantes la bretonne, qui a toujours plutôt fièrement affiché les étendards noirs et blancs de la Bretagne au sein de la ville. Les voisins que sont la Bourgogne et la Franche-Comté semblent posséder quelques similitudes culturelles et historiques ; de là à émettre un rapprochement ? Je n’ose m’aventurer néanmoins sur ce chemin ! La Basse Normandie et la Haute Normandie ne mériteraient-elles pas de fusionner ? On parle bien sûr de Normands, mais les Normands proche du Nord-Pas-de-Calais, ont-ils grand-chose à voir avec ceux jouxtant la Bretagne ? Et oui, ils y a les Normands du Nord, et ceux du Sud !

La commission Balladur et la question du redécoupage nous interrogent donc sur l’orientation à suivre : une volonté de cohérence européenne, une UE composées de régions uniformisées aux côtés de la Catalogne, Bavière et autre Toscane, ou un attachement présenté comme culturel, mais surtout historique, héritage de la Révolution, un découpage somme toute assez aléatoire au départ, mais qui a accompagné près de 200 ans d’histoire. Vaste question !

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